15 mars 2016  par Cyril Mourin
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Interventions – Conseil d’arrondissement du 14 Mars 2016 – Mairie Paris 14

Lors de la séance du Conseil d’arrondissement du 14 mars 2016, plusieurs délibérations majeures pour le devenir de nos commerces et artisans ont été débattues et adoptées à l’unanimité.

Vous pourrez consulter l’ensemble des documents de la séance à ce lien : http://goo.gl/UfrLmu et consulter ci-dessous deux interventions sur les principaux rapports relatifs au commerce.  

 

Intervention – Cyril MOURIN > CA du 14  Mars 2016 | 2016 – DAE 249 – Approbation du bilan de la concertation et lancement de la procédure d’attribution du contrat de revitalisation artisanale et commerciale

Mesdames, et Messieurs,

Comme vous le savez en fin d’année début 2015, la Ville de Paris et la Mairie du 14ème arrondissement ont lancé la première étape visant permettre la création d’un Contrat de Revitalisation Artisanale et Commerciale sur Paris.

Il s’agissait là d’engager en d’autres termes une nouvelle génération des opérations plus connues sous le nom de Vital Quartier, dont chacun reconnait qu’elles ont joué un rôle tout à fait utile pour installer ou défendre – sur un certain nombre de territoires – des commerces de proximité de qualité et une vrai diversité commerciale.

Comme plusieurs d’entre-nous le disons souvent ici, au travers de la question commerciale, ce sont des enjeux bien plus larges qui se jouent, relevant de la cohésion sociale, du bien vivre, de la sécurité, de l’animation locale. Et là où ces opérations ont été menées, il y a un réel sentiment qu’elles ont contribué à embellir le quartier et la vie de ceux qui le fréquentent.

Naturellement, la Maire du 14ème et moi-même étions donc demandeurs qu’une nouvelle génération de ces opérations soit engagée et qu’elle puisse bénéficier au 14ème arrondissement où le commerce, si dense soit-il, n’en ait pas moins soumis à un certain nombre de défis. C’était là un engagement de campagne fort de notre majorité.

La première étape que j’évoquais, et que nous avons engagée en fin d’année était une étape de concertation des acteurs économique et de nos concitoyens sur les objectifs et le périmètre de ce contrat. Une concertation qui a pris une double forme :

  • – D’une part, une plateforme de contribution numérique pour que chacun exprime ses attentes, ses inquiétudes, ses propositions pour l’avenir de nos commerces;
  • – Et d’autre part des réunions organisées dans l’ensemble des arrondissements sous l’égide d’Oliva POLSKI adjointe à la Maire de Paris, en présence notamment de l’APUR et des services de la Ville. Dans notre arrondissement cette réunion s’est tenue le 4 février dernier.

Je dois tout d’abord, à l’occasion de la présentation de cette délibération – qui vous propose d’approuver le bilan de cette concertation – exprimer ma satisfaction et mes remerciements à Olivier POLSKI pour l’écoute qui a été accordée aux propositions de notre conseil, relayées par les riverains.

Tout d’abord parce que le projet initialement soumis à la concertation prévoyait déjà que deux zones du 14ème soient inscrites dans le contrat, les zones Didot-Général Leclerc et Montsouris. Il s’agissait là d’une première réponse aux attentes exprimées notamment lors de l’observatoire du Commerce du 14ème quant lui avait été présenté les premiers résultats de l’enquête de l’APUR sur l’évolution de la vitalité commerciale à Paris et que nous avions, avec Carine PETIT, relayées auprès de l’Hôtel de Ville.

Ensuite parce que le vœu adopté à l’unanimité de notre Conseil en novembre dernier pour élargir le Périmètre Didot/Général Leclerc à une zone délimitée par les rues Alésia – Losserand – Boulevard Brune et Didot a été pleinement pris en compte.

Enfin parce que les points de vigilance soulevées lors de la réunion du 4 février 2016 sur l’accroissement de la vacance commerciale sur la rue d’Alésia dans sa partie jouxtant la place d’Alésia voient, là aussi, une réponse apportée dans le périmètre, puisque les numéros paires et impaires de la rue sont bien inscrits dans le contrat.

Les contributions émises lors de la concertation n’ont pas porté que sur le périmètre et ont consolidé les constats qui sont partagés sur ces bancs :

  • – La nécessité de mieux faire contribuer les bailleurs sociaux à la diversité commerciale ;
  • – D’enrayer le développement de commerces qui nuisent au dynamisme commercial, avec notamment pour illustration la tristement célèbre problématique des salons de massage ;
  • – D’agir autant que possible sur le niveau des loyers dont la cherté nuit à la viabilité de certains de nos commerces ;
  • – De contribuer à installer des commerces qui soient des lieux de vie, d’échange et contribue à l’attractivité d’une rue ou d’un quartier ;
  • – De développer les projets à forte utilité sociale, ainsi que les projets exemplaires en matière d’utilisation de produits de proximité et issus de l’agriculture biologique.

Ces échanges ont aussi permis de débattre sur la nature des interventions qui seront confiées à un opérateur à travers ce contrat, que je vous rappelle en quelques mots :

  • – Réaliser des études et diagnostics commerciaux pour éclairer les décideurs publics et privés
  • – L’acquisition de murs commerciaux à l’amiable ou par préemption
  • – La réalisation de travaux d’aménagement
  • – La commercialisation et la gestion de locaux commerciaux

Un plan d’actions sera par ailleurs défini plus précisément sur chaque zone pour :

  • – Accompagner les jeunes créateurs d’entreprises et les commerçants dans leur projet d’installation, d’animation et de développement
  • – Travailler en réseau avec les autres opérateurs commerciaux et notamment la future structure de coopération inter-bailleur sociaux
  • – La mise en place d’une gestion innovante des locaux : boutiques éphémères, baux dérogatoires

Et enfin, je conclurai sur ce point, la mise en place d’une démarche participative locale qui associera élus, services de la Ville, habitants et associations.

C’est un point essentiel.

La démarche de concertation n’a ni commencé en novembre dernier ni ne s’achève ce jour. Les observatoires du commerce et les différents lieux institutionnels ou informels où nous concertations, discutons, échangeons avec les commerçants et les riverains seront poursuivis.

Ils le seront sur le périmètre des contrats. Mais ils le seront également en dehors du périmètre des contrats. Je pense notamment à la rue Raymond Losserand, dont la partie nord, n’est pas située sur le contrat, et qui représente, avec la rue de l’Ouest, un terrain d’interventions publiques majeur pour la Mairie du 14. Je pense naturellement aussi à la rue Daguerre.

Sur ces deux territoires, comme sur d’autres, notre intention n’est pas uniquement de concerter en amont d’une décision publique, mais de créer des temps et des lieux de discussion permanente, que nous avons notamment formalisé au travers de la notion de Conseil de rue. Ce d’autant que les actions réalisées dans le cadre du contrat ne sont pas nos seuls outils.

Elles viennent en complément des actions que nous menons par ailleurs, notamment au travers du PLU pour protéger les commerces, auprès des bailleurs pour agir sur la nature des activités qu’ils hébergent, ou auprès du commissariat et de la préfecture lorsqu’il convient d’engager la fermeture de certains commerces.

Je sais les impatiences de certains à nous rencontrer et ouvrir les débats sur un certain nombre de points. Elles sont légitimes. Je vous assure, comme annoncé, qu’avec Carine PETIT nous allons, dans les toutes prochaines semaines, le périmètre du contrat de revitalisation commerciale étant désormais acté, revenir vers l’ensemble des structures pour effectuer une programmation de nos rencontres.

Je vous prie donc de bien vouloir en délibérer.  

 

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Intervention – Cyril MOURIN > CA du 14  Mars 2016 > 2016 – DAE 020 – Marché aux puces et square aux artistes de la Porte de Vanves (14e) – approbation du principe de renouvellement de la délégation de service public 

Mesdames et Messieurs, chers collègues,

Le marché aux puces et le square aux artistes de la porte de Vanves regroupent sur un même site un marché aux puces traditionnel, un petit espace où des artistes peuvent exposer leurs créations originales et un espace dédié aux objets de récupération.

Le marché aux puces de la porte de Vanves participe à l’attractivité de Paris et est très prisés par les parisiens et les parisiennes, les brocanteurs professionnels, les chineurs et les touristes.

L’exposition qui s’est tenue la semaine dernière en Mairie annexe retraçait d’ailleurs parfaitement cette ambiance spécifique, et les parcours souvent singuliers des exposants qui font la richesse de ce lieu, qui est au cœur du patrimoine de notre arrondissement.

La gestion de ce marché a été déléguée le 1er janvier 2012 à la société SEMACO par une convention d’affermage pour une durée de cinq ans. Cette délégation arrivant à échéance le 31 décembre 2016, la présente délibération vous propose de reconduire le mode de gestion déléguée et de vous exposer les caractéristiques de la future délégation.

L’expérience des années écoulées a permis en effet de tirer un bilan satisfaisant pour la Ville du mode de gestion déléguée, dont le rapport ci-joint vous retrace le bilan.

Par ailleurs, le recrutement des commerçants et des artistes et la politique d’animation dont le délégataire a la charge, nécessitent un savoir-faire spécifique essentiel à l’attractivité du marché.

Outre la reconduction des missions traditionnelles de gestion du site telles que décrites dans l’exposé des motifs et sur lesquelles je ne reviens pas, il vous est proposé que soient sollicités quelques nouveaux points auprès des candidats, dans l’intérêt du service public et pour en améliorer le fonctionnement :

  • – Qu’ils fassent des propositions afin d’améliorer le stationnement des véhicules des commerçants et des artistes ;
  • – Qu’ils fassent des propositions pour améliorer l’attractivité du square aux artistes.
  • – Qu’ils fassent respecter l’interdiction d’utilisation des sacs plastiques à usage unique.
  • – Qu’ils prévoient de mener des actions ciblées de prévention des vendeurs à la sauvette et proposer tous moyens permettant de réduire ce phénomène ;

Je précise, concernant l’espace dédié aux objets de récupération, mis en place dans le cadre de l’actuelle délégation, que les 50 emplacements prévus ont bien été attribués par la Ville de Paris, en accord avec l’association des biffins de la porte Didot. La fréquentation par ces derniers de cet espace est certes fluctuante selon les saisons (en moyenne 12 à 15 personnes présentes par tenue de marché) mais il n’est pas prévu de revenir sur cette initiative dont le bilan est positif et salué comme tel par tous les acteurs.

Je vous prie donc de bien vouloir en délibérer.    

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