22 octobre 2013  par Cyril Mourin
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Le Parisien : Le XIe déclare la guerre aux tagueurs

parisienLa mairie du XIe veut lancer la chasse aux tagueurs. A la demande de Jean-Christophe Mikhaïloff, adjoint (PRG) chargé du commerce, le conseil d’arrondissement vient de réclamer la mise en place d’un plan antitags. Un vœu adopté dans la foulée par le Conseil de Paris. Objectif : traquer les vandales plutôt que d’envoyer systématiquement des équipes nettoyer des murs qui seront à nouveau dégradés le lendemain.

Le XIe est l’arrondissement le plus touché de la capitale. L’an dernier, les équipes de nettoyage ont réalisé près de 25000 interventions. Rien qu’au mois de septembre, ce sont plus de 6500 m2 qui ont été traités, l’équivalent d’un terrain de foot! Principale cible des tagueurs : le nord de l’arrondissement et les environs des bars de la rue Oberkampf, où rideaux de fer, vitrines, portes, boîtes aux lettres sont couverts d’inscriptions.

Une cellule spécialisée

Jean-Christophe Mikhaïloff pointe surtout ces « jeunes bourgeois qui se font des petits plaisirs égoïstes en mettant leur signature partout » et pensent « trouver une audience dans ces quartiers fréquentés par les médias et les artistes ». L’élu prône l’application du même dispositif que celui mis en place dans le métro et sur le réseau ferré francilien. La SNCF dispose notamment d’une cellule, composée d’agents spécialisés qui photographient et recensent dans une base de données les signatures des tagueurs pour mieux les confondre. « Si l’auteur d’un tag est pris en flagrant délit, il pourra être condamné à payer pour toutes les autres dégradations qu’il a commises », explique l’élu.

Impossible, selon Mao Péninou, l’adjoint (PS) au maire de Paris chargé de la propreté. « Le métro n’a qu’un seul propriétaire : la RATP, qui peut porter plainte facilement. Dans l’espace public, les propriétaires sont multiples. » L’élu insiste plutôt sur les efforts réalisés par la Ville pour mettre en valeur le street art grâce à des espaces dédiés, notamment dans le XIIIe et le XXe. Une politique qui a peu d’effet sur la lutte antitags : dans le XIe, la fresque réalisée sur le mur d’expression au coin des rues Oberkampf et Saint-Maur a été couverte de graffitis.

Source : Le Parisien – Edition Paris – 22 octobre 2013

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