17 octobre 2013  par Cyril Mourin
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Métronews : La chasse aux tagueurs à Paris est ouverte

VANDALISME – Le Conseil de Paris a voté un vœu mardi pour qu’un plan de lutte contre les tagueurs soit mis en place avec la préfecture de police. En 2012, le nettoyage des tags a coûté 4,5 millions d’euros à la collectivité parisienne.

Les élus parisiens aiment le street art mais pas les tags. Alors que la Ville vient de lancer son application street art et qu’elle ne cesse de faire la promotion de l’immeuble du 13e arrondissement où des dizaines d’œuvres sont exposées, les élus viennent de donner leur accord pour qu’une véritable chasse aux tagueurs soit ouverte dans la capitale.

« Pollution visuelle »

Comme l’indique Le Figaro ce mercredi, le conseil d’arrondissement du 11e, a adopté le 7 octobre un vœu pour lutter contre ces signatures à répétition sur les murs. Mardi, c’est le Conseil de Paris qui a voté la mise en place d’un plan anti-tags.

En 2011, 285.000m2 de tags à Paris auraient été effacés. « Sur le seul 11e arrondissement, 59,140 m² de surface a été traitée et 89,138 m² en 2012, précise Jean-Christophe Mikhaïloff, adjoint (PRG) au maire du 11e chargé du commerce, des Professions indépendantes, du Tourisme à l’origine des deux vœux. Cette pollution visuelle coûte 4,5 millions d’euros par an à la Ville de Paris et donc aux contribuables et nécessite 25 000 interventions par an ».

metro.17.10.13Collaboration avec la police

Selon l’adjoint, ce plan de lutte contre les tags qui « salissent les immeubles, les devantures des commerces, les abribus, Vélib et autres écoles » doit être élaboré en étroite collaboration avec la Préfecture de police de Paris. « Cela a très bien marché avec la RATP et la SNCF, il y a eu des sanctions, rappelle, Jean-Christophe Mikhaïloff, nous devons faire la même chose dans les rues de Paris ».

Photos des tags, des tagueurs en flagrant délit, constitution de dossier permettraient ainsi, selon l’adjoint, « d’identifier et de punir des tagueurs bien connus comme ZLC, P.O ou d’autres déjà bien connus du 11e mais aussi de toute l’Ile-de-France ».

Le fait de dégrader, de détruire ou de détériorer volontairement un bien appartenant à autrui est punissable, selon le code pénal, de 30.000 euros d’amende et d’une peine de prison de deux ans maximum. « De quoi dissuader les tagueurs, surtout les récidivistes s’ils sont arrêtés », conclut Jean-Christophe Mikhaïloff.

Source : Métro – 17 octobre 2013

3 commentaires sur “Métronews : La chasse aux tagueurs à Paris est ouverte”

    • Cyril Mourin Reply

      Bonjour,

      Votre remarque est utile, et permet de préciser notre démarche.
      Nous souhaitons pas interdire les artistes de pratiquer le « street art ».

      Mais dans un certain nombre de cas, les tags n’ont pas d’objectifs artistiques. Ils relèvent de dégradation de l’espace public ou privé, et leur nettoyage coûte un budget significatif à la collectivité.

      La prévention de ces phénomènes ne passent pas uniquement que par les sanctions. Un certain nombre d’arrondissement, au travers d’action pour rendre accessibles certains espaces au Street Art permettent également d’éviter l’invasion anarchique du mobilier urbain par exemple. C’est tout particulièrement les signatures sans autre objet artistique que de laisser une trace de son passage qui gênent riverains et commerçants, particulièrement touchés par ces phénomènes.

      Cdlt

      Cyril

  1. Claude C Reply

    Merci pour votre commentaire.

    Cela posé, je vous souhaite bien du courage pour distinguer ce qui relève du street-art et ce qui relève du graff. Banksy était recherché par toutes les polices de Londres avant qu’il ne soit intronisé pape du street-art et invité par la ville de New-York. Le graff / signature tel que vous l’entendez a eu les honneurs d’une exposition à la Fondation Cartier il y a 4 ans, avec Keith Haring comme tête de proue. Qui oserait dire aujourd’hui que Haring, qui taggait les métros new-yorkais dans les années 80, était un vandale ou un voyou (j’emploie les mots trouvés dans les articles du Figaro et de Métro) ? Quelle police du bon goût va décréter à la Mairie du XVIème que tel tag est de l’Art, et tel graff un acte de vandalisme ?

    Enfin, quid de cette nouvelle mode (musées, films, magasins de fringues) qui consiste à tagger de la publicité sur les trottoirs de Paris ?
    Quid de ces magasins qui demandent à des graffeurs de peindre leurs vitrines, Agnès B par exemple ?

    Votre vision de la ville me semble un rien triste.
    A+

    Claude C

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